Simple errance sous les pins
Embaumé par la résine
Un air bien serein
Pimenté de brises marines
Contempler les eaux bleutées
Du haut de cette ronde naturel
Eveil l'inconscient inoccupé
Profondeurs encéphalaires ou il gèle
Mon regard se perd dans le paysage
Au milieu d'aiguilles brunissantes
Entrelacés à la façon d'une cage
Mouvant d'une balance trop lente
Et surplombant la mer adriatique
Du haut des roches ou les flots se meurent
Je distingue un semblant féerique
Une rêveuse dans un vent berceur
Une chevelure dorée par l'ambre
Réveillée par la brise d'épines
Ou chaque forme se cambre
Libérant un parfum en mes narines
Des yeux éclatant d'obscurité
Venu des profondeurs de son être
Pourtant si émerveillés
D'une rêverie de bien être
Son nez si fin délectant
Le parfum des résineux ensoleillés
Et des rêveries sans fins s'enivrant
Par l'écume des embruns salés
Son cou s'adonnant aux frissons
Qui comme souffrent du vent les épines
Convulsionne ses formes sur fond d'horizon
Ce spectacle qui lui parcourt l'échine
Son teint ou se luit la couleur des grains
Si reflétant et brillant de lumière
Ou chacun de ses traits fins
Inonde de beauté la clairière
Et les flots mouvant qui reflètent
Les rayons aurés d'or et d'argent
Myriade de couleur d'azur en fête
Eveillant la magie du moment
Ses doigts fins esquissent
Capturant ce merveilleux horizon
Et écrivent des vers sans vices
Dédié à je ne sais quel Poséidon
« Ô cher amour, toi qui est passé dans ma vie
Mon c½ur ne veut plus aimer ta réalité
Adieu tourment, désormais mes guides sont rêveries
M'emmènant au rêveur que la vie m'a réservé »
L'enivrement perce le silence
Et de tout son être tressaille
Se détourne sans nonchalance
Jetant un regard qui assaille
Seul le simple geste du rêveur
Suffit à comprendre même si loin
Simple signe de bonheur
Complicité en un temps de rien
Mais la rêverie est solitaire
Car un rêve à deux
Malheureusement ne sert
Qu'à être amoureux
Ainsi la vie reprend son cour
L'amour le mauvaise élève
Continue à jouer ses tours
Jusqu'à ce que la raison l'enlève